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Quelles semences utiliser en AB ?

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Les exploitations en agriculture biologique sont tenues d’utiliser des semences d’origine biologique. Bien sûr, les qualités recherchées pour les variétés et les espèces devront être adaptées à la conduite bio. Le recours aux semences fermières est possible.

La priorité pour les agriculteurs biologiques consiste à choisir des semences issues de variétés et d’espèces adaptées à la conduite en agriculture biologique. Elles devront montrer des qualités :

  • de rusticité,
  • de faible dépendance à l’azote disponible dans le sol,
  • de résistance aux maladies,
  • de rapidité de développement,
  • de couverture du sol,
  • de résistance à l’arrachage lors du désherbage mécanique.

A titre d’illustration, le triticale, l’avoine, le seigle, l’épeautre, le sarrasin, sont des espèces qui expriment plus facilement ces qualités recherchées. A l’intérieur de l’espèce blé où les variétés sont nombreuses, on peut citer Togano, Energo, Attlass, Ghayta comme particulièrement adaptées à l’agriculture biologique.

Origine biologique

Le cahier des charges AB indique que la semence devra être d’origine biologique, c’est-à-dire issue de parents cultivés en AB pendant au moins une génération. La mention "utilisable en agriculture biologique" devra être apposée par le fournisseur sur la facture, comme sur tous les intrants achetés.

Cette mention couvre l’agriculteur lors du contrôle de l’organisme certificateur. En cas d’indisponibilité en qualité biologique, une dérogation exceptionnelle peut être accordée pour l’emploi de semence non traitée. Certaines espèces dont les volumes et la gamme mis en marché sont estimés suffisants ne pourront pas utiliser cette exception, c’est le cas du triticale, du maïs, du grand épeautre. Et courant 2018, elles seront rejointes par le blé, l’orge. Les mélanges  prairiaux quant à eux devront être composés de semences à plus de 70 % d’origine biologique.

Au-delà de l’aspect réglementaire, l’origine biologique servira plusieurs objectifs : le développement de la filière semence bio, la limitation des risques de contamination OGM et enfin l’adaptation au mode de culture : la multiplication et la mise en culture sur des fermes biologiques impose aux variétés concernées d’être suffisamment adaptées à une telle conduite technique.

Semence fermière

L’emploi de semences fermières produites sur l’exploitation est possible et respecte le cahier des charges. Si la ferme est déjà en agriculture biologique, les semences récoltées sont bel et bien biologiques. Si la ferme entame une conversion, les semences issues de la récolte conventionnelle sont utilisables en 1ère année de conversion, car de toute façon, cette récolte n’est pas valorisable dans la filière bio.

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