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Quatre années de recherche et de développement sur le pois d’hiver au sein du GIEE

Quatre années de recherche et de développement sur le pois d’hiver au sein du GIEE

Le 5 février 2015, les statuts du GIEE «Agriculteurs pionniers dans la triple performance du pois d’hiver » ont été signés en préfecture.

Les membres du GIEE sont tous les ans un peu plus nombreux à cultiver le pois d'hiver. Ils ont pu mutualiser leurs expériences de cette culture adaptée aux pentes ingrates de l’est de la Seine-Maritime.

Le groupe compte, pour sa 4ème année d’existence, 15 membres cultivant 120 ha contre 8 pour 80 ha lors de sa constitution.

Les déconvenues, qui ont malmené la culture après l’excellente année 2015, n’ont pas fait disparaitre la culture des assolements : 

  • 2016 : années de bactériose et de maladies non contrôlables 
  • 2017 : année de chute des cours du pois passés de 250 à 190-200 €/tonne
  • 2018 :  fin du statut de culture à SIE pour les pois d’hiver avec intrant.

 

La structure du GIEE a permis la réalisation de 5 à 6 essais annuels. La création de références a permis de faire bénéficier au groupe d’un haut niveau de connaissance, qui continue à revendiquer depuis le début son fort attrait environnemental et sociétal : 

  • Très faible niveau de charges, d’interventions, d’IFT, d’émission de gaz à effets de serre
  • Bénéfice agronomique inégalé dans la rotation, réduction du parasitisme
  • Absence de fertilisation azotée et soufrée
  • Etalement des temps de travaux du semis à la récolte ; réduction sensible du temps de travail de l’agriculteur lui permettant de conduire d’autres cultures exigeantes : betteraves, lin, pommes de terre
  • Valorisation  des terres en pente ou caillouteuses. 
     

En 2018, le GIEE menait encore des essais : variété, densité, protection fongicide, produits de biocontrôle (extrait fermenté d’ortie), essais étendus également sur la culture de fèverole d’hiver. 
Avec une base solide de références, le GIEE pourrait développer la valorisation de ces graines par voie de toastage comme cela se pratique par ailleurs dans le Calvados et en Bretagne.
 

François d’Hubert et Yoann Navasse
Chambres d’agriculture de Normandie

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