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Jamais contents !

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Semaine 18 - Il faisait chaud, nous réclamions de la pluie. Il pleut, nous réclamons du chaud !

Malgré des conditions météorologiques peu propices à une croissance soutenue de l’herbe, le début de saison de pâturage se passe sans encombre. La croissance régulière a permis une mise à l’herbe précoce, de réaliser une transition progressive au pâturage, de déprimer l’ensemble des parcelles et de faire des fauches précoces dans de bonnes conditions. Les prochains rendez-vous seront d’adapter l’offre à la demande. Suite aux pluies de la semaine dernière et avec les températures plus clémentes qui arriveront au mois de mai, la croissance de l’herbe va s’intensifier. Il est donc temps de mesurer les stocks d’herbe disponibles pour prendre les bonnes décisions : réduction des quantités de fourrages distribuées à l’auge ou exclusion du circuit de pâturage de certaines parcelles pour les réserver à la fauche.

La croissance de l’herbe commence déjà à progresser. On atteint les 71 kg de MS/ha/jour en moyenne dans les fermes du réseau, mais avec de fortes hétérogénéités. Cette croissance permet de couvrir les besoins des animaux si le chargement est de 25 ares par UGB sans complémentation. Si vous disposez de cette surface et que vous maintenez la distribution de fourrages, vous risquez de voir l’herbe être mal consommée dans les paddocks et se dégrader. Si vous n’avez que 20 ares d’accessible, n’excédez pas 3 kg de MS en fourrages distribués et 6 à 7 kg de MS si vous n’avez que 15 ares.

Si des parcelles sont débrayées, elles doivent être fauchées dès que les conditions météo le permettront afin de revenir le plus tôt possible dans le circuit de pâturage.

Témoignage

Clément Debargue, EPLEFPA Le Robillard (14)

Au Robillard, la mise à l’herbe a eu lieu le 14 février. Un mois plus tôt que l’année dernière. Cela a permis d’économiser des stocks. Nous avons dans un premier temps déprimé les 31 hectares accessibles avec nos 65 vaches. Elles ont dormi dehors dès le 20 mars et depuis le 5 avril, elles ne reçoivent plus qu’un kilo de foin en complément du pâturage.
Avec 2,5 kilos de concentré, la production est très bonne : plus de 20 litres de lait par vache mais surtout avec de très bons taux (39 de TP !).
Pour l’instant le seul bémol est que nous n’avons pas réussi à débrayer beaucoup de surface pour les récolter. Seuls 7,5 hectares ont été écartés du circuit de pâturage.  En revanche, les premières récoltes d’enrubanné sur des parcelles dédiées à la fauche ont déjà été effectuées.

Etienne Doligez, Littoral Normand

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