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En septembre, les douces fleurs sont lentes et les mauvaises herbes se hâtent

Semaine 36 - La rubrique croissance de l’herbe reprend pour cette fin d’été. Malgré des températures qui restent favorables à la pousse de l’herbe, l’eau manque.

La carte de croissance prend en ce début septembre toute son importance, chargée de nuances en fonction du cumul de précipitation des différentes zones. 14 sites ont été mesurés et obtiennent une moyenne de 39 kg de MS de croissance. Les mesures n’ont été réalisées que dans 14 sites sur 31 au total. Tous les sites de mesure n’ont pas encore repris l’observation des hauteurs d’herbe. Cela traduit sans doute un manque de stock d’herbe disponible sur une grande partie de la Normandie.

Depuis début août le cumul de pluviométrie est de 83 mm pour Goderville (76) 41 mm pour le Locheur (14) et 57 mm pour Vire (14).

La région se trouve séparée en zones favorables qui pâturent pour l’équivalent d’une demi ration comme à Vire (14), Barenton (50), Coulimer (61), la Ferrière-Bochard (61) ou encore à Sauchay le haut (76) et en zones défavorables qui distribuent une quantité importante de fourrages conservés.

L’eau nécessaire à la vie des plantes

Chaque espèce végétale est plus ou moins gourmande en eau, et plus ou moins sensible à son manque ou à son excès.

La consommation en eau des plantes est influencée par le climat (soleil, vent, hygrométrie). Elle peut varier fortement d’un jour à l’autre. Des sites météo spécialisés en agriculture, renseignent sur la consommation en eau des plantes sous la rubrique ETP (Evapo Transpiration Potentielle). Les valeurs sont exprimées en mm d’eau (1 mm= 1l par m²). Le sol fournit à la plante l’eau et les éléments minéraux nécessaires à sa croissance et à son développement. L’eau puisée dans le sol, pénètre par les racines et transite dans les vaisseaux de la plante vers les feuilles. L’eau est le constituant majeur des plantes. Cependant la plus grande partie de cette eau est transpirée par les feuilles, sous forme de vapeur d’eau au moyen de multiples petits orifices (les stomates). C’est la “transpiration”.
Dans le même temps, le sol, sous l’effet du rayonnement solaire et du vent laisse aussi échapper de l’eau vers l’atmosphère sous forme de vapeur d’eau ; ce phénomène est appelé “évaporation”.
La transpiration de la plante et l’évaporation de l’eau du sol  se déroulent en permanence simultanément. L’addition de ces deux phénomènes qui épuisent progressivement la réserve d’eau du sol est dénommée “évapotranspiration”.

Pour assurer leur survie, les plantes se sont adaptées aux conditions de disponibilité en eau :

  • Fermeture des stomates (structures permettant à la plante de respirer et de transpirer) pendant la journée, réduction du métabolisme dans les régions arides,
  • Limitation des surfaces d’échanges (aiguilles à la place des feuilles), voir perte des feuilles quand les conditions deviennent trop sèches.

Conseils de la semaine

Face à la disparité des pluies de cet été sur la région, il faudra estimer le stock d’herbe à pâturer disponible en tenant compte d’une plus forte densité : 335 kg de MS par cm pour vos prairies permanentes, et plutôt 295 kg pour vos prairies de graminées légumineuses.

Si la distribution de stocks est nécessaire, elle se fera de préférence le soir, afin de favoriser la consommation d’herbe dans les pâtures d’automne. Il est important de respecter une hauteur sortie parcelle de 5 cm Herbomètre. Le stress de la plante occasionné par une préhension trop proche du sol, à des hauteurs de 3,5 cm, rendra difficile la repousse si les pluies arrosent à nouveau notre région.

L’automne est une saison capricieuse pour le pâturage. Si l’on s’en donne les moyens, c’est aussi une saison pour faire de belles économies alimentaires.

Pascal ROUGIER, Littoral Normand

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